Ludovic CHAVAGNAC - Les Saveurs du Cantal / Tigercom

  • 7 janv. 2020
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  • Catégorie : Interview
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  • Auteur : Michèle BENETON
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Vos années Excelia en quelques mots :

C’est la période où je me suis trouvé. Mon projet professionnel a pris forme à ce moment-là, lorsque j’ai défini mes propres ambitions en m’émancipant du schéma familial.

Quelques noms ont aussi marqué ces années : Guillaume de Saint Louvent, Didier Roche, Lucile Ouvrard, Claire Lecard… Merci à eux.

Les débuts de votre carrière

Je rêvais de faire carrière dans le monde de la Formule 1. Mais après avoir intégré une école d’ingénieur automobile où j’ai presque dû essuyer un échec scolaire, j’ai décidé de choisir une autre voie.

J’ai toujours été intéressé par le business, et suis donc entré dans le programme BB d’Excelia Group en 2014, qui présentait en plus l’avantage d’un aspect international.

C’est pendant mes études que j’ai décidé, seul, de monter mon entreprise. L’idée était de vendre les produits artisanaux de l’entreprise familiale, grâce à de nouveaux supports de vente (incluant les réseaux sociaux, par exemple).

« Les Saveurs du Cantal » a donc vu le jour le 20 mars 2015. En 2016, le concours « Graines d’Entrepreneurs », organisé par l’école, m’a permis ensuite de bénéficier d’un véritable tremplin : mon projet a remporté le 1er prix, grâce au soutien et aux conseils de Mme Lecard et Mr de Saint Louvent, envers qui je suis très reconnaissant.

La même année, un voyage aux États-Unis, 45 jours seul, a également beaucoup contribué à me forger une mentalité d’entrepreneur à l’américaine, me rendant entre autre moins frileux face aux prises de risque. Cela a été une révélation pour moi : je me suis rendu compte que l’on peut faire tout ce que l’on veut, avec de la volonté !

À 25 ans, j’ai la fierté de diriger aujourd’hui deux entreprises : « Les Saveurs du Cantal » (qui dispose depuis 2017 d’un local-boutique à Royan) et, depuis février 2019, « Tigercom ». Jules Besnard Fuzeau, un camarade de la promo BB 2017, est le co-fondateur de cette dernière. C’est une agence de communication, qui fait office de conseil aux entreprises désireuses de communiquer sur les Réseaux Sociaux. 

Le moment charnière de votre parcours

En remportant le concours « Graine d’Entrepreneurs », j’ai pu profiter de la médiatisation autour de l’événement pour lancer un financement participatif en ligne. Cela m’a permis d’acheter un camion pour commencer à vendre les produits des « Saveurs du Cantal » sur les marchés de La Rochelle et Royan.

Cinq années plus tard, et sur le point d’embaucher un premier stagiaire sur chacune de mes entreprises (des étudiants d’Excelia Group, d’ailleurs), j’ai aujourd’hui l’impression d’avoir acquis une maturité professionnelle en même temps qu’une certaine stabilité financière.

Votre poste, votre rôle

Je suis entrepreneur ! Ou « Fromager 2.0 », comme on me surnomme parfois… :)

Pour les « Saveurs du Cantal », étant seul je dois bien sûr être polyvalent. Et à la gestion quotidienne de mon commerce, je dois également être en mesure d’en assurer son développement (via des moyens mesurables en termes de productions et d’espaces, mais aussi par d’autres leviers tels que le réseautage).

Il en est de même pour « Tigercom » tant que j’assure seul le lancement de cette entreprise, même si naturellement Jules et moi allons nous répartir les tâches dès qu’il sera en mesure de la co-gérer au quotidien avec moi (dès février 2020). Il assurera le suivi financier tandis que j’assurerai la partie commerciale.

Enfin, en parallèle de tout cela, j’ai le plaisir de revenir ponctuellement à Excelia Group pour y donner des cours aux étudiants, sur la création d’entreprise et la fiscalité.

Votre plus bel accomplissement

« Les Saveurs du Cantal ». J’ai réussi à transcender les règles de l’entrepreneuriat, en dépit des risques et du climat « frileux » de la France. Mon seul regret est d’avoir été seul dans cette aventure…

Je me suis construit seul, sans soutien financier, seulement sur le mérite de mon travail. Aujourd’hui je suis indépendant et j’ai la chance d’avoir la liberté de faire ce que je veux !

Pour vous, Alumni, qu’est-ce que c’est ?

Passé les préjugés (c’est-à-dire la fausse impression qu’il ne se passait jamais rien du côté d’Alumni), je me rends compte et je crois en l’importance du Réseau, en l’intérêt des échanges entre diplômés.

Contrairement à ce que l’on pourrait retrouver en Clubs d’Entrepreneurs, où le paraître est au cœur des relations, on trouve dans une association d’anciens une réelle ouverture aux autres et à l’apprentissage.

Avez-vous des conseils à donner à nos étudiants, futurs professionnels ?

Dans un premier temps, si vous voulez réussir, il ne faut pas hésiter à s’entourer du corps professoral. Je remercie pour ma part tout particulièrement Mme Ouvrard et Mme Lecard, pour leur soutien et leur accompagnement…

Ensuite, il faut toujours prendre du recul, ne pas s’arrêter là. Toujours avancer, évoluer.

Écouter les personnes positives. Ne pas tomber dans le piège de la comparaison, faire son chemin.

Il faut juste se lancer ! Si on tient une idée, il faut se lancer, fonctionner au feeling… et « sauter de l’avion » ! Voici une bonne analogie qui illustre cela, et que j’aime présenter à mes élèves : http://bit.ly/face-a-la-peur_Will-Smith

Un mot pour conclure ?

Croire en nos rêves, ne pas hésiter à les réaliser… « À cœur vaillant, rien d’impossible » !


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